
C’est lors d’une balade au Vieux Port de Montréal que j’ai rencontré quelques pompiers de la caserne 15 (Pointe St-Charles) occupés à scruter consciencieusement les glaces du fleuve. En me voyant avec mon appareil photo, ils m’ont tout de suite invitée à revenir le lendemain dès 9h pour documenter la séance de formation en sauvetage qui s’y déroulerait.

Une fois arrivée sur le lieu de la tragédie, la première étape pour les secouristes consiste à enfiler correctement la combinaison étanche qui les gardera bien au sec durant toute l’opération.

Les pompiers aident un plongeur à expulser le plus d’air possible de sa combinaison.

Ceux qui resteront sur terre sont occupés à enfiler leurs harnais et à s’encorder correctement. Toutes ces étapes sont extrêmement importantes pour le bon déroulement de l’opération. Il en va de la vie de la personne en danger, autant que de celle des secouristes.


Ça y est, un premier plongeur saute dans l’eau glacée du fleuve et nage le plus rapidement possible vers la victime frigorifiée. Une fois rejoint, le pompier passe une bouée autour de la personne en péril tout en la rassurant.



C’est maintenant au tour des secouristes restés au sol de hisser le malheureux hors des glaces. Première mission accomplie! Tour à tour, les pompiers de la caserne 15 sauteront dans les eaux glacées du fleuve St-Laurent pour se livrer à cet exercice.

En fin de matinée, l’instructeur en chef et quelques pompiers se retrouvent à bord du camion, afin de discuter des points forts et des moments plus délicats de l’opération.

Toujours avec le même souci du détail, les pompiers examinent l’équipement pour s’assurer que tout est sécuritaire. En les regardant se préparer, on comprend bien qu’il s’agit là d’un travail d’équipe!



Cette fois-ci, la victime est inconsciente. Il faut faire vite, car le risque d’hypothermie est très élevé!


Toujours prêts à intervenir si un pépin arrivait, les secouristes sont aux aguets et s’assurent que le sauvetage se déroule le mieux possible. Même munis d’équipements spécialisés, le froid, le courant et les glaces du fleuve augmentent grandement le niveau de difficulté de l’opération.

Une fois la victime hissée à bord de l’embarcation, elle sera ramenée sur la rive et transportée le plus rapidement possible à l’hôpital. La journée se termine sur une note positive. Les coéquipiers sont confiants qu’ils maîtrisent parfaitement les équipements et les notions de sauvetage pour une opération en eau glacée.
Texte et photos de Marie J. Roy